Archives

All posts by stephanekoch

[Colloque cantonal de promotion de la santé du Canton de Neuchâtel, le 2 décembre 2021: « Promouvoir la santé de la recherche au terrain » | Texte de présentation de mon intervention] La crise de la COVID19 nous a mis face à une déferlante ininterrompue d’informations. Les réseaux sociaux par le biais de relais humains ou des algorithmes ont joué un rôle d’amplificateur dans sa diffusion, ajoutant d’autant à la confusion. Il est devenu dès lors difficile de distinguer l’information de qualité, celle-ci étant souvent noyée sous les flots de contre-vérités, fausses informations, mésinformations, commentaires, et autres formes de contenus produits et partagés par tout un chacun.

L’analyse des faits s’est fait balayer par la déferlante des opinions et des fausses informations. L’émotion a pris le pas sur le factuel. Comme si toute la connaissance acquise, spécifiquement dans les domaines de la science, au fil des siècles, pouvait être balayée d’un simple clic. Comme si la seule vérité qui puisse exister aux yeux de certains est celle qui se forge dans la subjectivité de leurs croyances idéologiques.

Pour le citoyen, il n’est pas simple de faire la part des choses dans ce brouhaha informationnel. Que ça soit entre les médias classiques et les médias autoproclamés. Ou encore certains journalistes qui partagent leur opinion sur les réseaux sociaux, tout en la contredisant parfois dans les contenus des articles qu’ils rédigent sous leur casquette professionnelle. Ou encore ces quelques médecins, scientifiques, et autres « experts » pétris de certitudes, qui viennent nous dire ô combien leurs milliers de confrères sont incompétents à trouver cette « vérité » qu’ils ont pourtant découverte entre deux plateaux télé.

La situation infodémique qui résulte de ces différents éléments a créé un rapport de force asymétrique entre ceux qui diffusent ou relaient de fausses informations et ceux qui ont pour objectif de fournir une information fiable. La somme d’efforts nécessaire, autant à lutter contre la désinformation que celle à produire des informations suffisamment vulgarisées, sourcées et vérifiables, est devenue colossale et extrêmement chronophage, alors que mésinformer ou désinformer ne demande que très peu de temps et d’efforts.

Cette lutte contre la désinformation implique une présence et un engagement fort sur les réseaux sociaux et la mise en place de relais (humain) à même de contribuer à consolider ce front informationnel. Dès lors, quelle stratégie adopter et quels outils utiliser pour pouvoir mitiger l’impact de la mésinformation ou de la désinformation ?

Liens utiles:

 

[Chronique écrite le 02.05.2021, pour Cybercoachs et Le NouvellisteOn observe au sein de certains mouvements coronasceptiques et antivax, non seulement une montée de l’antisémitisme, mais aussi de nombreux détournements des symboles de la Shoah ou nazi, tel celui de l’étoile jaune, avec un « pas vacciné » à la place de « Juif », ou encore le « Passe Nazitaire » utilisé par une enseignante genevoise sur les réseaux sociaux. En plus de l’oligophrénie dont il faut faire preuve pour mettre en abîme des mesures destinées à protéger la santé des citoyens avec celles dont le but était leur extermination, il y a aussi le déni implicite de toute l’horreur du vécu de millions de personnes de confession juive et de minorités, sous le régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.

Dès lors, le détournement de cette image mériterait d’être sanctionné. J’ai donc interpellé la Commission fédérale contre le racisme (CFR) afin de savoir quels sont les moyens légaux à disposition.

Réponse de la CFR : « Il s’agit sans doute d’une comparaison inacceptable et d’une banalisation de l’holocauste, ce qui peut aussi être blessant pour des personnes touchées. Le problème avec la norme antiraciste, c’est que pour l’al. 4, deuxième partie de l’art. 261bis CP (nier, minimiser grossièrement ou chercher à justifier un génocide), la jurisprudence exige un mobile discriminatoire. Le TF dit que cela est intrinsèque à la justification, mais pas à la négation ou à la minimisation. Pour cela, une condamnation pour infraction de 261bis CP n’est pas très probable. ».

Cette difficulté à sanctionner pénalement un comportement inacceptable au niveau moral démontre bien que notre cadre législatif n’est pas adapté aux réalités de notre société. D’autant plus que l’on ne se gêne pas de critiquer les agissements des plateformes sociales en la matière.

Un pays est souverain et, à ce titre, les conditions d’utilisation d’un réseau social n’ont pas à se substituer aux lois de ce pays. Nous avons la responsabilité de fournir le cadre légal permettant de sanctionner ce que l’on aimerait que ces plateformes sanctionnent.

De plus, ne pas le faire revient aussi à dire qu’un comportement moralement inacceptable, est implicitement acceptable dans les faits, étant donné qu’il n’est pas punissable par la loi.

[Chronique écrite le, 30 octobre 2019, pour Cybercoachs et Le Nouvelliste] À chaque nouveau drame, propos haineux, ou diffusion de fausse information, on a tendance à mettre en cause la technologie, respectivement les GAFAM (Facebook, Google et consorts). Dans le cas de la tuerie à Christchurch – qui avait été filmée en direct par son auteur – le premier signalement fait à Facebook est arrivé 29 minutes après le début de la vidéo, soit 12 minutes après la fin du direct. Ce drame a débouché sur « l’Appel de Christchurch / www.appeldechristchurch.com», qui pointait principalement sur la responsabilité des plateformes en ligne… Il est en effet important de plus responsabiliser ces plateformes, mais il faut aussi être conscient que ce que l’on voit sur le net, est le reflet de nos comportements dans le monde physique.

Les réseaux sociaux induisent et permettent une expression non filtrée et directe de l’émotionnel. Parfois prises en otage par une minorité d’individus, ces plateformes sont instrumentalisées pour donner corps à la rumeur, propager et amplifier de fausses informations et des théories du complot… transformant, de fait, ce fantastique « connecteur social » en un outil de propagation de la haine et du rejet de « la » différence, une sorte de caisse de résonance à toutes les formes de discrimination…

Mais, pour pouvoir exister, ces différentes formes de dérives ont besoin d’être nourries et relayées. Que l’on critique (commente) ou que l’on soutienne (like ou partage) ce que l’on voit s’afficher sur nos plateformes sociales, on y apporte une forme de contribution et d’amplification. Il est donc important de se questionner sur notre part de responsabilité et notre participation à ces mouvements de foule numériques, alors que l’on a aussi le moyen d’aider à les stopper d’un simple clic… Faire preuve de civisme à l’ère du numérique, n’a rien de virtuel… Souvent, on entend dire que les réseaux sociaux sont « inhumains »… mais ne devrait-on pas plutôt se poser la question sur la part d’humanité que l’on met dans l’utilisation de ces espaces numériques..?

S’éduquer aux médias et à l’information, développer un esprit critique, aiguiser son sens du discernement, savoir gérer ses émotions, sont des enjeux fondamentaux de la transformation numérique de notre société. Et à ce titre, l’école joue un rôle central et prépondérant.

[Chronique écrite le 02.05.2021, pour Cybercoachs et Le Nouvelliste] Les réseaux sociaux ont permis à tout un chacun d’exprimer son opinion sur un sujet ou un autre. Non seulement par l’écriture, mais aussi par l’expression orale. C’est un bel exemple de la démocratisation de la prise de parole. Lors de la journée mondiale de la poésie, le poète britannique Georges Mpanga, disait même que « les réseaux sociaux ont aidé les artistes [les poètes] à partager leurs pensées à une échelle jamais vue auparavant ». Mais dans cette « libération de la parole », beaucoup ont perdu la conscience et le sens des mots, et surtout du poids des maux qu’ils induisent… Et ce qui se partage sur les plateformes sociales n’est pas que « poésie », loin s’en faut…

Fréquemment les gens se drapent dans la « liberté d’expression » et dans « l’humour » pour s’autoriser des mots blessants, stigmatiser le genre, l’orientation sexuelle, l’appartenance ethnique, la religion, l’apparence, ou propager la haine… Mais la justification de la liberté d’expression n’est pas un passe-droit. Cette liberté est en effet un droit humain fondamental, mais aucun droit humain ne peut être utilisé ou justifier une atteinte à la dignité humaine, comme le rappelle, entre autres, l’article 261bis du Code pénal suisse. Il en va de même pour l’humour. Il ne suffit pas dire que c’est de l’humour », pour que ça soit drôle ou que ça permette de dire n’importe quoi simplement parce que l’on a mis un #humour.

Pour l’humoriste Jean-Luc Barbezat, « le problème de l’humour sur les réseaux sociaux est que l’on s’invite chez les gens. Chez des personnes qui ne partagent pas nécessairement le même sens de l’humour que nous. Qui n’ont rien demandé et à qui on impose notre vison des choses. Alors que ceux qui viennent dans nos spectacles ont choisi de le faire en connaissance de cause ». Notre société se transforme numériquement, elle nous rapproche à un clic de « l’autre », tout en risquant de plus nous diviser si on ne fait pas attention. Dès lors, cette démarche empathique prend tout son sens.

Avant de s’exprimer, et particulier sur les réseaux sociaux, mais pas que… on devrait toujours avoir en tête cette citation de Paulo Coelho : « La plus terrible de toutes les armes est la parole qui ruine une vie sans laisser de traces de sang et dont les blessures ne cicatrisent jamais. »

[Chronique écrite le 29.11.2020, pour Cybercoachs et Le Nouvelliste] La crise de la COVID19 nous a mis face à une déferlante ininterrompue d’informations. Il est devenu difficile de distinguer l’information de qualité, celle-ci étant noyée sous les flots des commentaires et autres formes de contenus produits et partagés par tout un chacun.

L’analyse des faits s’est fait balayer par la déferlante des opinions et autres contrevérités. L’émotion a pris le pas sur le factuel. Comme si toute la connaissance acquise au fil des siècles pouvait être balayée d’un simple clic. Comme si la seule vérité qui puisse exister aux yeux de certains est celle qui se forge dans la subjectivité de leurs croyances.

Loin de moi l’idée de porter un regard trop critique sur ceux qui sont parfois un peu trop crédules. Il n’est en effet pas simple de faire la part des choses. Que ça soit entre les médias classiques et les médias autoproclamés. Ou ces journalistes qui partagent leur opinion sur les réseaux sociaux, tout en la contredisant parfois dans les contenus des articles qu’ils rédigent sous leur casquette professionnelle. Ou encore ces quelques médecins, scientifiques, et autres « experts » pétris de certitudes, qui viennent nous dire ô combien leurs milliers de confrères sont incompétents à trouver cette « vérité » qu’ils ont pourtant découverte entre deux plateaux télé.

Néanmoins, il existe une solution à cette forme de liquéfaction de la vérité. Elle se trouve dans l’éducation. Plus particulièrement dans l’enseignement à l’esprit critique. Cette matière devrait même devenir une priorité nationale. Car, comme le dit Eirick Prairat, philosophe de l’éducation : « S’il est une institution en première ligne, c’est bien l’école. Car, si cette dernière a pour tâche de transmettre des vérités scientifiques et des vérités de fait, ce que l’on appelle un patrimoine symbolique et intellectuel, elle a aussi pour tâche de former le citoyen, un citoyen acteur dans les débats publics. Ces deux missions ne sont pas disjointes, car ce n’est que sur fond d’une culture partagée que les controverses politiques sont possibles et… utiles. Dans une société où la désinformation et le manque d’esprit critique prennent le pas sur la recherche, il devient urgent de se poser les questions essentielles.  Les post-vérités ou idées haineuses, très souvent loin des faits, peuvent gangrener l’École ».

[Chronique écrite le 29.07.2020, pour Cybercoachs et Le NouvellisteTiktok est une application de partage de vidéos dont la construction repose généralement sur une mise en scène basée sur l’utilisation d’un fond sonore, musical ou vocal.  La popularité de l’application a explosé ces six derniers mois. Aujourd’hui toutes les classes d’âges et types d’institutions y sont représentées. Mais cette «  évolution » n’est pas sans conséquence sur la nature des contenus qui sont y partagés. Et même si beaucoup des vidéos produites par les utilisateurs sont créatives et inspirantes, un certain nombre d’entre elles peuvent avoir un impact négatif sur la construction de l’identité des enfants et des adolescent-e-s.  

Il y avait déjà ces vidéos hypersexualisées, mises en ligne (majoritairement) par des ados et préados en recherche d’attention, qui pour quelques likes de plus sont prêtes à érotiser leur corps. Ce qui, dans le monde physique, risque de rendre plus flous les messages de prévention liés à la lutte contre les différentes formes du sexisme.

Mais un nouveau phénomène à un impact négatif sur le « consentement » en matière de sexualité, respectivement sur la capacité à refuser certaines pratiques qui ne seraient pas désirées. Jusqu’à lors il était assez simple de discerner les pratiques qui pouvaient être inspirées directement des films pornographiques. Les ados pouvaient s’en distancer en appliquant l’adage « la pornographie, ce n’est pas la vraie vie » !  

Mais c’était avant Tiktok… cette capacité à définir une « frontière » entre la « vraie vie » et la « pornographie » a été mise à mal par de nombreuses vidéos – dont le caractère se veut humoristique – mettant en scène de jeunes ados mimant une éjaculation faciale en se badigeonnant le visage de savon liquide, ou encore d’autres incitant à des rapports par voie anale… Le problème de ces vidéos c’est qu’il s’agit d’un mode de communication « par les pairs ». Des ados qui parlent à d’autres ados, ce qui complique d’autant le refus de ce genre de pratiques.

Ce phénomène représentent autant d’injonctions sur le corps et sur des attitudes auxquelles tout-e-s les ados n’ont pas envie d’adhérer. Il est important de l’intégrer dans une approche holistique de l’éducation sexuelle au sein des écoles ainsi que chez les parents.

[Chronique du 26.02.2020, pour Cybercoachs et Le Nouvelliste] Les influenceurs, la chosification des corps à travers la publicité ou la télé-réalité, mais aussi les images retouchées, peuvent avoir un fort impact sur la santé mentale des adolescents. Il est devenu nécessaire de savoir « décrypter » ces modes de communication et de transformation numérique des contenus, afin de les aider à développer une distance critique par rapport aux contenus auxquels ils accèdent. Leur permettre de comprendre comment la construction de leur identité peut être affectée par les différentes formes d’injonctions, qu’elle soit celles liées à l’esthétique, l’alimentation, ou encore la manière de se représenter dans notre société…

En fin de compte, les réseaux sociaux ne sont-ils pas juste un miroir sociologique des errances identitaires des ados, ou pire… un système qui, insidieusement, ancre dans leurs esprits l’idée d’une société pétrie de ces stéréotypes contre lesquels on se bat au quotidien, dans l’éducation, entre autres ? L’idée d’une existence où il est nécessaire de scénariser et idéaliser sa vie à coup de selfies, de « likes », et d’une représentation de soi sublimée à grand renfort de « filtres » ? Pour les adolescents (et préadolescents), il n’est pas simple de comprendre le lien entre la relation à l’image et la relation à la « construction de soi » dans les diverses façons de se représenter dans le monde numérique… que cela soit à travers les mises en scène de ces vies incroyables et pleines de bonheur que l’on observe sur les réseaux sociaux, ou aux images à « l’esthétique parfaite » postées sur Instagram ou Snapchat… il ne leur sera pas toujours facile de définir quelle est la part de vérité, et quelle est la part de « fiction ».

Comment « être » et « exister » au milieu de ce foisonnement de proposition d’identités, dont le caractère commercial et aguicheur va exclure de facto leur propre identité. Il est donc primordial de les accompagner dans cette démarche.  

L’éducation aux médias et à l’information ne doit pas se réduire à la détection des fake news, il doit aussi, et avant tout, être un outil de développement de l’esprit critique et de l’aptitude au discernement.

Zurich, le 18 décembre 2009 – Suite à la plainte déposée par Hanspeter Thür, Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT), contre l'entreprise Google pour son service Street View, les deux parties sont parvenues mercredi à l'accord suivant sur les mesures provisionnelles demandées :

  1. Google s'engage à ne publier sur Internet aucune nouvelle image prise en Suisse pour Street View, ni dans le cadre de son service en ligne Street View, ni dans le cadre d'aucun autre de ses produits, et ce jusqu'à ce que le Tribunal administratif fédéral ait statué et que l'arrêt soit entré en force.
  2. Google s'engage à se soumettre à l'arrêt que le Tribunal administratif fédéral rendra dans cette affaire et à l'appliquer à toutes les photographies prises en Suisse pour Street View, si et dans la mesure où le jugement devait l'exiger.
  3. Google reste autorisée à poursuivre ses prises de vues en Suisse, à ses risques toutefois, eu égard à l'issue à venir de la procédure judiciaire en cours. Conformément au ch. 1 ci-dessus, les images concernées ne seront pas mises en ligne et, jusqu'à ce que le Tribunal administratif fédéral ait statué, resteront au sein du groupe Google et pourront être utilisées uniquement à des fins ou dans le cadre de produits ne se rapportant pas à des personnes.
  4. Google annoncera en ligne au plus tard une semaine à l’avance (au lieu d'un mois précédemment) les districts ou environs de villes où elle envisage de procéder à des prises de vues sur le domaine public.
  5. Le PFPDT considère que les objectifs visés par les mesures provisionnelles qu'il avait demandées au Tribunal administratif fédéral de prendre sont atteints, ce qui l'amène à retirer la demande en question.
  6. L'accord conclu ne préjuge en rien les positions défendues par les parties dans le cadre de la procédure en cours.

Peter Fleischer, responsable de la protection des données chez Google, affirme: "Nous nous réjouissons d'avoir pu conclure cet accord avec M. Thür qui nous permet de continuer de prendre des photographies pour Street View. Jusqu'à la décision du Tribunal administratif fédéral, nous ne mettrons pourtant pas de nouvelles images en ligne sur Street View."

Hanspeter Thür, Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence, affirme: "Avec cet accord, les buts recherchés par les mesures provisionnelles demandées sont entièrement atteints. Pendant la durée de la procédure principale, Google ne mettra pas de nouvelles images en ligne. Lors des prises de vues, les personnes potentiellement concernées seront informées à temps. Google s'engage à accepter un jugement exécutoire suisse  et à en appliquer les mesures également sur des images suisses conservées à l'étranger."

RFJ, Radio Fréquence JuraIl y a 40 bougies sur le gâteau d’anniversaire d’Internet. Ça paraît incroyable, mais c’est bien fin octobre 1969 que, pour la première fois, deux ordinateurs mis en réseau ont réussi à communiquer… mais à l’origine, cette petite révolution n’était pas du tout destinée à l’utilisation que les internautes en font aujourd’hui. On en parle dans Eclairage, dès 18h20, avec Stéphane Koch, spécialiste des technologies de l’information, Par Léonie Béguelin, RFJ, Radio Fréquence Jura.

Le Grand 8, Du lundi au vendredi de 7h59 à 8h30 | Une émission de la Radio Suisse RomandeLe Grand 8, du lundi au vendredi de 7h59 à 8h30. Une émission de Joël Marchetti, Nicolae Schiau et Karin Suini (émission du 16.10.09). Le Grand 8, c’est de l’info sur un autre ton: des invités, des chroniqueurs, un tour de table pour commenter l’actualité, la comprendre et lui trouver des solutions. Une demi-heure de journal intégré pour échanger des idées, débattre de l’actu, des nouvelles modes, des tendances qui traversent notre société.

Les transports publics développent-ils la criminalité?
Les villes romandes sont en train de développer et de repenser leurs transports publics. A Lausanne, il est question de créer un M3, alors qu’à Genève, le CEVA fait débat. En favorisant la circulation, les transports publics peuvent-ils diffuser de la criminalité?

La Suisse est enfin en train de se donner les moyens d’entrer de plain-pied dans la société de l’information
Au-delà des aspects techniques, la constitution d’un réseau de fibres optique est un virage dans la construction de la Suisse. Les investissements sont lourds, les instances politiques sont concernées à tous les niveaux. Le projet, c’est une Suisse de la communication, axée sur le transfert de l’information.

Les caméras de surveillance sont en train d’entrer dans les mœurs

La ville Zurich a adopté un règlement pour réguler la vidéosurveillance dans les écoles. Un projet de loi à Genève prévoit une planification globale des caméras de surveillance. Après une planification au cas par cas, avec autant de polémiques, la politique est donc aujourd’hui concertée, sereine… et elle avance!

Invités:

  • Luca Pattaroni, docteur en sociologie urbaine à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL)
  • Jacques Barillon, avocat
  • Stéphane Koch, membre de l’Internet Society
  • Olivier Jornot, avocat, député libéral au Grand Conseil genevois

Radio CitéL'équipe entière de la rédaction de Radio Cité Genève se regroupe autour de Stéphane Santini et d'Alexandra Cohen pour vous informer des moments forts de l'actualité, suisse et étrangère. Aujourd'hui: Bilan des Telecom 2009 : avec Stéphane Koch, spécialiste des nouvelles technologies et Nicolas Rebethez, co-fondateur de la société Sensometrix

Bilan des Telecom 2009 | Le JDM – Journal de midi, Radio Cité

One FMOne Day avec Cédric Tonoli, Judith Repond est une émission de talk dans l’air du temps, résolument orientée sur les préoccupations du moment. Composée d’invités, de rubriques et de micros-trottoirs, One Day permet également aux auditeurs d’intervenir directement sur l’antenne.

Thématique du jour: Internet au travail. Surfer durant les heures de bureau, une chance ou un inconvénient ? Quel est l'impact de la toile sur notre quotidien professionnel ?

One FM On Air
 
Les invités du jour (par ordre d'intervention):

  • Jean-Philippe Walter, préposé suppléant à la protection des données et à la transparence (PFPDT)
  • Stéphane Koch, Fondateur d'intelligentzia.net
  • Mathieu Janin, Responsable de la communication pour le Groupement Romand de l'Informatique (GRI)
  • Christiane Morel, Fondatrice & Directrice, ETHYS SA, Cabinet de recrutement de Cadres et Dirigeants

Le Grand 8, Du lundi au vendredi de 7h59 à 8h30 | Une émission de la Radio Suisse RomandeLe Grand 8, du lundi au vendredi de 7h59 à 8h30. Une émission de Joël Marchetti, Nicolae Schiau et Karin Suini (émission du 18.09.09). Le Grand 8, c’est de l’info sur un autre ton: des invités, des chroniqueurs, un tour de table pour commenter l’actualité, la comprendre et lui trouver des solutions. Une demi-heure de journal intégré pour échanger des idées, débattre de l’actu, des nouvelles modes, des tendances qui traversent notre société.

La Suisse est moins compétitive dans le secteur des nouvelles technologies qu’il n’y paraît
Mauvaise nouvelle: notre pays est moins compétitif dans le domaine des nouvelles technologies! C’est du moins ce qui ressort d’une nouvelle étude de "The Economist Group" publiée ce jeudi. Réalisée dans 66 pays, elle fait perdre à la Suisse trois points et se classe 14e, entre Israël et Taiwan, très loin de la Finlande (2e), de la Suède (3e) ou des Pays-Bas (5e). Le Grand 8 s’interroge ce vendredi sur les façons d’augmenter la compétitivité suisse dans ce domaine. Quelles sont les pistes à privilégier et surtout, quels seraient les avantages concrets d’une 1re place?

Quelle stratégie américaine en Europe?
Les Etats-Unis ont annoncé vouloir abandonner leur projet de bouclier antimissile en Europe centrale. Barack Obama a confirmé ce jeudi l’approche nouvelle de son administration face à la menace potentielle iranienne. Le projet, soutenu par Georges Bush, prévoyait le déploiement d’intercepteurs de missiles balistiques à longue portée en Pologne et la construction d’un système de radar en République tchèque. Ces mesures, très coûteuses, étaient vivement contestées par la Russie. Le Grand 8 s’interroge sur les stratégies militaires que devra employer à l’avenir l’armée américaine. Quel signe faut-il accorder à cet abandon?

Analphabétisme 2.0
Une nouvelle société d’analphabètes a vu le jour: les analphabètes numériques, fruits de la révolution des nouvelles technologies. Ce nouveau mal effraie l’Union européenne. Bruxelles vient de lancer un projet de sensibilisation afin de contrer ce nouveau handicap. Car aujourd’hui, lire et écrire ne suffit plus. Il faut désormais former les utilisateurs aux risques que portent les nouveaux médias.

Invités:

  • Hervé Lebret, responsable de la gestion des Innogrants, un fonds de soutiens à la création de start-ups à l’EPFL, auteur de "Start-Ups: ce que nous avons encore à apprendre de la Silicon Valley"
  • Alexandre Vautravers, directeur du département de Relations internationales de l’Université Webster de Genève, rédacteur en chef de la "Revue militaire suisse", membre de l’Académie Suisse des Sciences et Techniques
  • Hugues Hiltpold, conseiller national radical genevois
  • Stéphane Koch, spécialiste et formateur des nouvelles technologies

Radio CitéL'équipe entière de la rédaction de Radio Cité Genève se regroupe autour de Stéphane Santini et d'Alexandra Cohen pour vous informer des moments forts de l'actualité, suisse et étrangère. Aujourd'hui: Interdit de Facebook au travail avec Roberto Balzaretti, Anne Rubin, Stéphane Koch et Me. Sébastien Fanti

Le Grand 8, Du lundi au vendredi de 7h59 à 8h30 | Une émission de la Radio Suisse RomandeLe Grand 8, du lundi au vendredi de 7h59 à 8h30. Une émission de Joël Marchetti, Nicolae Schiau et Karin Suini (émission du 26.08.09). Le Grand 8, c’est de l’info sur un autre ton: des invités, des chroniqueurs, un tour de table pour commenter l’actualité, la comprendre et lui trouver des solutions. Une demi-heure de journal intégré pour échanger des idées, débattre de l’actu, des nouvelles modes, des tendances qui traversent notre société.

Les leçons de l’affaire Kadhafi sur le rôle de président en Suisse
Que l’on soit d’accord ou pas avec l’action de l’actuel président de la Confédération Hans-Rudolf Merz en Libye, l’événement vient de prouver bien malgré lui la nécessité et l’utilité qu’il y a de renforcer le rôle de chef d’État en Suisse. Ne devrait-on pas lier la fonction présidentielle et le département fédéral des Affaires étrangères (DFAE)? Quelles leçons devrait-on tirer de l’affaire Kadhafi ?

Google Street View: comment les nouvelles technologies remettent en question la politique
Le vivre ensemble, c’est bien ce qui est questionné par Google Street View, ce fameux site qui vous permet de vous promener comme si vous y étiez dans certaines rues de Suisse entre autres. La société Internet américaine Google a annoncé s’engager à collaborer avec le préposé à la protection des données. Entre MySpace, Facebook ou Google Street View, quel est l’impact des technologies sur la conception de l’État ?

Michael Jackson, un mort toujours pas enterré!
Le 25 juin 2009, le roi de la pop Michael Jackson décédait des suites d’une surdose de Propofol, un puissant anesthésique. Deux mois plus tard, son corps n’a toujours pas été enterré, car la star a été l’objet de multiples examens médico-légaux. À partir du cas Michael Jackson, le Grand 8 en profite pour s’interroger ce mercredi sur cette désacralisation du corps et de la mort.

Invités

  • François Chérix, député socialiste au Grand Conseil vaudois, politologue et secrétaire général du Centre pour la réforme des institutions suisses (CRIS)
  • Olivier Jornot, avocat et député libéral au Grand Conseil genevois
  • Stéphane Koch, spécialiste d’Internet et des nouvelles technologies
  • Dominique Roulin, ancienne pasteure au bénéfice d’un Master européen en thanatologie, et actuelle directrice de la Halte-Femmes d’Emmaüs-Genève

Radio CitéL'équipe entière de la rédaction de Radio Cité Genève se regroupe autour de Stéphane Santini et d'Alexandra Cohen pour vous informer des moments forts de l'actualité, suisse et étrangère. Aujourd'hui: Google Street View avec Jean-Philippe Walter, suppléant du Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence – Me Sébastien Fanti, avocat spécialisé dans les nouvelles technologies – Stéphane koch, spécialiste en technologies de l'information

One FMLa question du jour: qu'est-ce que Google Street View et dans quelle mesure ce service représente une menance pour la sphère privée ?

 

Emission présentée par Michel Chevrolet, avec:
  • Stéphane Koch, expert en stratégie internet
  • Christian Luscher, Avocat et conseiller national libéral genevois

[Mis à jour le 02.09.09] On pourrait aussi demander un retrait immédiat de toutes les caméras et webcams privées qui filment l’espace public ainsi que les caméras de surveillance dans les commerces et les transports publics et, pendant qu’on y est, le retrait des caméscopes, des appareils photos numériques et des téléphones mobiles, et aussi obliger chaque personne qui a un jour publié une photo sur le Net à flouter les personnes, les plaques et les enseignes…

À l’heure du web participatif les propos du préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) on de quoi choquer… Ils reflètent bien un décalage entre les technologies mises en œuvre et ce que le service du préposé en a compris… Allons bon, une vingtaine de plaintes ont suffi à remettre en cause un système qui couvre les principales rues de plusieurs villes de Suisse (29), soit des milliers de kilomètres carrés d’images. Si on met en perspective la surface couverte par Google Street View avec le nombre de plaintes reçues, cela démontre non seulement une certaine maîtrise technologique mais, surtout, qu’il n’est pas dans l’intention de Google de prendre le problème de la protection de la sphère privée à la légère. De plus, chaque utilisateur est en mesure d’intervenir sur une image de Street View qu’il trouverait inapproprié ou en violation avec sa sphère privée. Les tests effectués par Le Matin Dimanche ont démontré que les demandes de modifications formulées ont été traitées dans les 24 heures par Google.  Pourquoi le préposé n’a-t-il pas informé les utilisateurs de l’existence de cette fonction de correction, quitte à créer un mini-guide pour expliquer pas à pas comment procéder. Est-ce que l’on part du principe que l’utilisateur est stupide et qu’il faut le materner plutôt que de l’éduquer… ?

En informant un utilisateur de la possibilité d’intervenir sur ce qu’il considère comme une intrusion dans sa sphère privée on a un effet formateur. Par la suite l’utilisateur sera en mesure de demander ce type de fonctionnalité pour d’autres services du Web. En procédant de cette manière on va permettre à l’utilisateur-citoyen d’acquérir une conscience plus forte de son identité numérique.

Personne ne nie que Google puisse faire des erreurs… Mais l’entreprise en est consciente et elle a mis en place le moyen de l’aider à les corriger.

Retirer du contenu de Street View
  1. Se rendre sur la zone concernée dans Street View
  2. Cliquer sur "Signaler un problème" situé dans le coin gauche au bas de l’image,
    à côté de "© 2009 Google" : Signaler un problème
  3. Remplir le formulaire et le tour est joué

On peut donc se demander s’il n’y a pas, de la part du préposé, la volonté d’exploiter un effet d’annonce, ou plus simplement si Google n’est pas le bouc émissaire idéal pour éviter de parler de certaines réalités concernant l’utilisation de nos données et de notre image dans cette société de plus en plus numérisée ?

Quel contrôle a-t-on sur les images collectées par les commerces et les municipalités… ? Quels sont les contrôles pour les personnes qui ont accès aux images..? Je sais que des agents de sécurité se font leur petit film perso, avec "zoom avant" sûr certaines parties anatomiques de clientes… Qui contrôle la destruction des images collectée par ces caméras de surveillance, comment peut garantir que les contenus enregistrés ne seront pas dupliqués, ou que d’une manière ou d’une autre ils ne se retrouveront pas sur le Net ? Le problème est identique au niveau des caméras qui filment l’espace public, qui contrôle les contrôleurs ? Il existe pourtant des technologies qui permettraient de palier en grande partie ce type de problème. Certains systèmes permettent de flouter/crypter automatiquement les visages ou les personnes passant dans le champ des caméras, et il faut utiliser un code de sécurité pour rendre le visage identifiable, ce qui permet de contrôler aussi les accès par le personnel de sécurité aux images enregistrées. Le problème est que – par manque de connaissance ou pour des raisons budgétaires – ce type de technologie n’est pour ainsi dire pas utilisé. Pour certains la protection de la sphère privée a un prix et une limite…

Dans le domaine privé, les petits commerces et les établissements publics (bars, restaurants, boîtes de nuit – un exemple: live webcam ou le site Webcams Suisse), ont de nombreuses webcams personnelles filmant l’espace public sans aucun contrôle… Et la situation devient encore plus complexe avec les captures individuelles d’images : on ne peut se rendre dans un bar, une discothèque ou un restaurant sans que l’œil intrusif de l’objectif d’un appareil-photo, d’un caméscope, d’un téléphone mobile ne soient présents… Qui va flouter les arrières plans des images collectées ? Qui va demander à tous ses amis s’il peut publier les photos de cette "fameuse soirée" sur son profil Facebook, ou sur une galerie photo en ligne ? Je me suis rendu sur Tilliate, le site des clubbeurs. Nombre de personnes sont identifiables sur les arrières plans de certaines photos, et ce site est loin d’être une exception. Peu de gens seront conscients du fait de figurer par hasard sur une photo ou dans un film. Essayez de vous promener sur les quais du Lac Léman que ça soit à Ouchy ou à Genève et comptez le nombre de personnes en train de photographier ou de filmer lors d’une journée ensoleillée…

Ce qui m’interpelle, c’est l’intransigeance que l’on a vis-à-vis de Google et du laxisme à propos de l’exploitation de nos données privées dans la vie de tous les jours… Pourquoi ne menace-t-on pas les géants du commerce de détail quand à l’utilisation des données collectées par les cartes de fidélité (des assurances paient pour l’envoi de courrier selon des critères ciblés puisés dans ces bases de données) ? Pourquoi ne menace-t-on pas Apple pour l’utilisation des données collectée, quand on fait des achats sur l’Apple Store ou sur iTune, ou pour les données collectées sur l’utilisation des applications de son iPhone… On pourrait argumenter que ces données ne sont pas publiques, mais c’est bien pire car elles sont liées à l’identité de leurs utilisateurs/acheteurs…

La notion d’identité en relation avec les informations collectées est fondamentale. Prenons un autre exemple: si je veux savoir si je figure dans la base de données ISIS liée à la sécurité intérieure, je dois faire une demande dûment motivée auprès du préposé fédéral, et peut-être que je pourrai savoir si mon nom y figure, mais je ne connaîtrai pas forcément l’information qui y est associée, alors que les conséquences d’une erreur à ce niveau peuvent être dramatiques… Tout comme lors de la refonte des bases de données policières dans le cadre du projet Janus. Les polices devaient effacer leurs bases de données personnelles (renseignements de police). Qui a contrôlé que ça a été fait..? Pour information le communiqué du PFPDT concernant ISIS et Janus.

Les services susmentionnés offrent bien plus d’informations en rapport direct avec leur détenteur, qu’une recherche Google ou que Street View… De plus, Google n’interdit pas au navigateur FireFox de fournir des extensions qui permettent de rendre anonymes  ses recherches ou sa traçabilité. Google n’a jamais interdit à qui se soit d’utiliser plusieurs moteurs de recherche, c’est la qualité des résultats fournis qui a fait que 90 % des romands utilisent Google et non sa position de monopole. Il faut aussi noter que Google efface les données (logs) après 9 mois, contre 18 auparavant et, à ma connaissance, les services de fidélisation, les Apple ou autres Amazon ne se sont pas engagés à effacer les données collectées.

En complément:

Extrait du communiqué de Google du  2 septembre 2009

Street View respecte-t-il ma sphère privée?
Oui. Street View ne montre que des photographies prises sur la voie publique et l’imagerie n’est pas différente de ce qu’une personne peut facilement voir ou enregistrer en marchant le long de la rue. Une imagerie de ce type est courante sous plusieurs formes pour des villes du monde entier. Nous nous engageons à respecter les lois et normes locales dans tous les pays où nous fournissons Street View. La technologie de floutage et des actions ponctuelles telles que la suppression d’images font partie des moyens nous permettant de respecter la sphère privée des individus. Nous facilitons la tâche des utilisateurs qui demandent d’éliminer complètement des images d’eux-mêmes, de leurs enfants, de leur voiture ou de leur maison, même dans les cas où ces images ont déjà été floutées. Il est possible que la technologie de floutage manque par inadvertance un visage ou une plaque de voiture, mais nous sommes satisfaits de constater que, lorsque des suppressions ou floutages supplémentaires ont été demandés, les images concernées ont été enlevées dans la plupart des cas en quelques heures seulement. En fait, moins d’un panorama sur 20’000 a entraîné une telle demande.

Comment Street View s’accorde-t-il avec les prescriptions suisses en matière de protection des données? Nous sommes convaincus que Street View est totalement légal et qu’il a en outre déjà prouvé sa grande utilité pour les utilisateurs suisses. Nous voulons que les gens puissent continuer de l’apprécier et travaillons donc constamment à améliorer les fonctionnalités du produit. Cela inclut nos efforts incessants d’améliorer aussi les outils de protection de la sphère privée. Nous avons aussi œuvré intensément dans le but de satisfaire aux demandes spécifiques du Préposé suisse à la protection des données, demandes qui nous ont seulement été adressées après le lancement à mi-août 2009. Nous sommes en outre heureux de présenter un ensemble complet de nouvelles mesures:

  • Nous allons améliorer de façon remarquable le floutage dans Street View, aussi bien des plaques de voitures que des visages.
    • Nous communiquerons au public un horaire encore plus détaillé des passages de nos véhicules.
    • Nous améliorerons l’information contenue dans nos horaires de passage.

Mon image est dans Street View et je préférerais qu’elle n’y soit pas. Comment puis-je la faire enlever? Il est très facile de faire enlever des images de Street View. Si un utilisateur trouve une image à laquelle il objecte, il peut signaler ce fait en cliquant sur « Signaler un problème » dans le coin inférieur gauche de l’image Street View et en remplissant le formulaire qui apparaît. Dès que la demande est contrôlée, l’image est enlevée.

 

Reproduction du communiqué du PFPDT
Google Street View doit être retiré d’Internet
21.08.2009 – Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence, Hanspeter Thür, exige de Google Inc de retirer immédiatement le service en ligne Google Street View  concernant la Suisse. Les nombreuses informations reçues du public et les recherches qu’il a effectuées démontrent que Google Street View ne respecte pas les conditions fixées par le PFPDT pour la protection de la vie privée : de nombreux visages et plaques d’immatriculation n’étaient pas ou insuffisamment floutées. Le PFPDT exige de Google d’améliorer le service et d’assurer que les images publiées soient conformes à l’ordre juridique suisse. Dans ce cadre, Monsieur Thür rencontrera au début de la semaine prochaine les représentants de Google Inc.

 

Iphone: Petit tour du coté des données collectée (source: geeklifeblog.com)
  • Le numéro d’identification unique de l’iPhone
  • Le modèle de votre iPhone (3G, 3GS, …) ainsi que la version de votre firmware (2.2, 3.0, …)
  • Le nom de l’application utilisée ainsi que sa version
  • Le temps d’utilisation de l’application
  • Votre location exacte (si vous l’acceptez)
  • Si l’app FaceBook est installé, votre âge, genre, date de naissance (oups)
  • Est-ce que l’iPhone est jailbreaké ou non?
  • Est-ce que l’application est piratée ou non?

 

 

Les Américains ont failli ne pas lancer leur attaque militaire contre l’Irak en 2003. En effet, ils ont hésité à privilégier le choix d’une cyberattaque contre les finances de Saddam Hussein, autrement dit attaquer les réseaux informatiques du pays. Une cyberattaque peut-elle avoir le potentiel dévastateur capable de rivaliser avec une guerre conventionnelle ? Interview de Stéphane Koch, président de l’Internet society of Geneva.

  • Opération d’information (stratégie de la coupure du réseau ou du maintient de celui-ci). Exemple: Radio free irak
  • Implication d’acteurs non étatique ou capacité de dissimulation des acteurs étatique (telle que le renseignement) rend la délimitation des conflits beaucoup plus floue – de même que leur résolution plus difficile (Exemple cyber-attaques Géorgie/Russie).
  • Auparavant la capacité d’intervention reposait sur le pouvoir (politique ou financier), ce qui réduisait d’autant le nombre d’acteurs ayant la capacité d’intervenir – ou celle de répondre. Aujourd’hui cette capacité d’intervention se fait en fonction de son niveau de connaissance du fonctionnement du cyberspace et la capacité de réponse n’est de loin pas garantie – le nombre d’acteurs pouvant soit générer un conflit, soit intervenir dans un conflit existant a explosé (Exemple en Estonie, seule quelques personnes avaient été impliquées dans le disfonctionnement global du système de communication).
  • Cela peut représenter aussi de nouvelles formes de politique étrangère et moyen de pression indirecte sur les opinions. Divers services de renseignement ont mis en place de de près de 20000 (faux) forums pour analyser les comportements et détecter les profils de terrorisme.
  • Aujourd’hui, il n’y a pas de besoin de faire exploser quoi que ce soit, on peut facilement paralyser (économiquement entre-autre) un pays en s’attaquant aux infrastructures liés aux infrastructures critiques, car il est impossible de tout protéger. Les réseaux fibre optique qui passent dans les canalisations par exemple. Les attaques peuvent entrainer des répercussions en chaîne sur l’infrastructure civile d’un pays, par exemple si le réseau d’un hôpital est partagé avec celui d’une administration ciblé par une attaque.
  • Il faut aussi prendre en compte la capacité d’autofinancement par le biais du net, modèle de cybercriminalité très professionnel – que cela soit pour le crime organisé, pour des individus, ou pour le terrorisme.
  • En suisse Le Swiss CERT et La Centrale d’enregistrement et d’analyse pour la sûreté de l’information MELANI  melani.admin.ch plus les structures militaires – le militaire est de plus en plus mélangé au civil car se sont plus ou moins les mêmes capacités – compétences qui sont engagées. La sécurité est devenu l’affaire de tous
     

Articles en liens en rapport avec le sujet: