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Le Grand 8, le talk-show matinal de l’Info - RSRLe web devrait connaître d’ici peu une vraie révolution. Le patron de l’Icann, l’organisme chargé des noms de domaine sur internet, l’affirme aux Echos ce lundi: il souhaite libéraliser les extensions génériques sur Internet. Conséquence: à côté des “.com” et “.ch”, vous pourrez créer n’importe quel nom de domaine comme “.amour”, “.haine”, “.maison” ou “.cocacola”! Conséquence: les futurs noms de domaine vont faire d’Internet un outil mondial très personnalisé, mais le transformer en vraie jungle, voire en Far West. Et les entreprises devront rapidement acheter de nombreuses adresses Internet dans les prochains mois pour protéger leurs marques!

Internet: quand les Américains font bien les choses
Internet est déjà aujourd’hui une jungle, mais une jungle dominée par les Etats-Unis. Grâce aux géants du secteur informatique, mais aussi grâce à l’Icann, qui tient sa 32e réunion internationale cette semaine à Paris. Et il faut bien admettre que les Américains assurent: le web est une affaire remarquablement gérée. Au développement fulgurant, mais pas sauvage. Mieux maîtrisé que si l’on avait mis sur pied une “ONU de l’internet” avec à son bord la Chine ou tout état peu respctueux des libertés…

Des liaisons dangereuses…
Mais l’Icann est encore liée au gouvernement Américain. Et pour beaucoup, cela la rend illégitime. Est-ce acceptable? Le web doit-il trouver une autre gouvernance que l’Icann, gagner en légitimié, en neutralité, mais risquer de perdre en efficacité? Quel nouveau pouvoir pour la gouvernance d’internet? Comment la rendre plus internationale? Faut-il couper le cordon reliant l’Icann au Département du commerce américain? Autant de points abordés cette semaine à Paris. Des sujets sensibles, mais sur tous ces points, l’Icann se dit prêt à discuter: que ce soit sur la composition de son board, son implantation juridique ou sa forme juridique.

Grand 8, page de l’émission: [lien]


Stéphane Koch, président de l’Internet Society à Genève. L’URSS fut dissous en « 91 » ce qui fait 16 ans et pourtant son suffixe, le point « SU » existe toujours. « SU » pour Soviet Union, l’équivalent à l’époque du “point ch” qui signifie Suisse dans nos barres d’adresses. C’est un des paires d’Internet, Jon Postel créa une relation entre les adresses numériques et les noms de pays en 2 lettres. Tout le monde fut servi ; ainsi l’Union soviétique eut son point « SU », l’Allemagne de l’est eût le point DD et le Zaïre le point « ZR » . A présent l’organisme faîtière qui gère ce gourbi est l’Icaan qui organisa dernièrement des réunions pour savoir s’il fallait faire passer à la trappe les suffixes de ces pays défunts. Pour certains le déprofondis fut rapide et sans douleur. D’autres refusèrent de passer du plancher des vaches à 6 pieds sous terre. La filiale de l’Icann en charge s’appelle “Iana” , il est mentionné sur la page des suffixes que le “su” est en voie d’extinction. Une extinction qui se porte comme un charme avec 3 millions de pages et 15500 sites.

Création et production: Jean-Olivier Pain