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Les politiques aiment les médias, mais ils n’aiment pas que les médias leur échappent.
Dernier événement en date: Nicolas Sarkozy a quitté un entretien avec CBS. L’émission 60 minutes s’est résumée à 60 secondes… Agacé par le sujet abordé (une certaine Cécilia), le Président français s’est levé et il a lancé "quel imbécile" à propos de son attaché de presse, et il a quitté le plateau en tournant le dos à la journaliste Lesley Stahl sur un "Allez, au revoir" pour le moins sec. Une illustration de plus de la relation particulièrement complexe qu’entretiennent politiques et médias.

Que les politiques se fâchent dans le débat, c’est une chose, qu’ils cessent de répondre à l’entretien et attaquent les médias dans leur fonctionnement éditorial, c’en est une autre.

En Suisse aussi
En Suisse, ça ne vous aura pas échappé, le rôle des médias dans la campagne est au premier plan. Pour la classe politique dans son ensemble, les médias parlent trop de l’UDC.

Que ce soit pour la critiquer, pour se faire l’écho de ses prises de positions ou pour relayer les critiques du front anti-UDC. Mais est-ce que c’est le problème des politiques ou le problème des médias ? Les politiques n’aiment pas qu’on aborde les questions qui les dérangent, mais ils veulent qu’on aborde des questions tout de même. En fait, qu’attendent-ils des médias ? C’est une question cruciale en pleine campagne pour le Conseil fédéral.

Mais quel est le rôle des médias dans le débat citoyen ?
Cela dit, les citoyens ont-ils encore besoin des médias ? Les contacts directs se multiplient. Plus que jamais, vous pouvez interpeller vos représentants et obtenir une réponse.

En clair, les médias sont utiles aux candidats pour faire passer un message, mais les citoyens n’ont plus besoin des médias pour se faire une opinion, voire même pour débattre avec les candidats.

 Page de l’émission: [lien]


Stéphane Koch, président de l’Internet Society à Genève. L’URSS fut dissous en « 91 » ce qui fait 16 ans et pourtant son suffixe, le point « SU » existe toujours. « SU » pour Soviet Union, l’équivalent à l’époque du “point ch” qui signifie Suisse dans nos barres d’adresses. C’est un des paires d’Internet, Jon Postel créa une relation entre les adresses numériques et les noms de pays en 2 lettres. Tout le monde fut servi ; ainsi l’Union soviétique eut son point « SU », l’Allemagne de l’est eût le point DD et le Zaïre le point « ZR » . A présent l’organisme faîtière qui gère ce gourbi est l’Icaan qui organisa dernièrement des réunions pour savoir s’il fallait faire passer à la trappe les suffixes de ces pays défunts. Pour certains le déprofondis fut rapide et sans douleur. D’autres refusèrent de passer du plancher des vaches à 6 pieds sous terre. La filiale de l’Icann en charge s’appelle “Iana” , il est mentionné sur la page des suffixes que le “su” est en voie d’extinction. Une extinction qui se porte comme un charme avec 3 millions de pages et 15500 sites.

Création et production: Jean-Olivier Pain